Dire qu'il faudra mourir un jour

Personne de confiance et directives anticipées

« Dire qu'il faudra mourir un jour… »

Ces quelques mots empruntés à un refrain de Georges Moustaki nous rappellent la perspective inéluctable, lointaine ou prochaine, de notre mort. Mais la phrase peut s’entendre aujourd’hui comme une invitation à la parole, à une prise de parole : dire à un proche ce que nous voulons et ce que nous ne voulons pas ; le consigner dans un écrit : il n’est jamais trop tôt – ni trop tard – pour réfléchir à nos préférences quant aux conditions de notre fin de vie.

Car la loi apporte désormais aux patients potentiels que nous sommes tous les moyens d’orienter l’action médicale à notre égard, tout au long de la vie et en particulier dans nos derniers instants. Voulons-nous commencer, poursuivre ou interrompre tel ou tel traitement ? Les médecins ont besoin de connaître nos préférences tout en restant à l’écoute du patient que nous serions devenus. Encore faut-il que chacun se saisisse des dispositions de la loi Claeys-Leonetti en vigueur depuis le 3 février 2016, et prenne un temps pour comprendre les enjeux et pour mettre en forme ses préférences.

C’est pourquoi l’association Jalmalv-Marne avec ses partenaires a demandé au Dr Elisabeth Quignard de venir expliquer ce que sont les directives anticipées et la personne de confiance, et plus largement dans quel contexte ceux-ci s’avèrent indispensables pour que la médecine puisse dimensionner son intervention aux vœux du patient. Elle nous expliquera comment rédiger ces directives, ce que la loi permet, ses limites, et nous dispensera ses recommandations en partant de son expérience clinique auprès de nombreux patients

Elisabeth Quignard est gériatre. Elle a travaillé dans l’Unité de Soins Palliatifs du centre hospitalier de Troyes ; elle a été médecin référent du réseau champardennais de soins palliatifs RéGéCAP ; elle est membre du Conseil scientifique de l'Espace national de Réflexion Ethique sur la Maladie d'Alzheimer.
 

 

 
   

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